Le processus de dérogation scolaire au Québec

 In Psychoéducation, Psychologie

Dans notre précédent article, nous avons abordé la dérogation scolaire pour l’entrée précoce à la maternelle d’un enfant qui démontre des aptitudes particulières. Vous souhaitez entamer ce processus pour votre enfant ? Voici les étapes pour y parvenir.

Avant tout, il faut savoir que seuls les psychologues et les psychoéducateurs sont autorisés à réaliser l’évaluation pour une dérogation scolaire. Nos professionnels chez Serespro peuvent vous accompagner dans ce processus.

Quand entreprendre les démarches de dérogation scolaire ?

Chaque commission scolaire détermine ses propres échéanciers, alors il est préférable de contacter d’abord votre commission scolaire avant tout. Comme un enfant de 4-5 ans évolue rapidement, en fonction des dates limites de la commission scolaire, le professionnel déterminera le meilleur moment — souvent le plus près possible de sa rentrée scolaire — pour évaluer l’enfant et mettre toutes les chances de son côté. Les dérogations scolaires se font en général entre février et juin.

L’évaluation de l’enfant pour une dérogation scolaire

L’évaluation se fait d’abord sous forme d’entrevue auprès des parents et de questionnaires d’observation à remplir par l’éducatrice en garderie ou le professeur de prématernelle, le cas échéant. Ces informations permettent de comprendre l’historique du développement de l’enfant et d’obtenir un portrait global de la situation qui pourrait justifier de devancer l’entrée à l’école.

L’enfant sera ensuite évalué avec des tests qui se dérouleront sous forme de jeu (casse-tête, association d’images, blocs, etc.). Ces tests visent à observer chacune des sphères du développement de l’enfant : développement psychomoteur, socioaffectif et intellectuel.

Finalement, l’environnement familial sera considéré pour s’assurer que l’enfant recevra le soutien nécessaire de ses parents. Il est nettement préférable que l’enfant ne soit pas dans une situation familiale instable ou complexe et celui-ci ne doit pas non plus avoir vécu d’événement troublant dans la dernière année, comme une séparation des parents ou un décès dans la famille.

Le rapport du spécialiste et la décision de la commission scolaire

Le professionnel qui évalue l’enfant doit démontrer sans aucun doute le préjudice qui sera causé à l’enfant si l’on ne devance pas son admission à l’école tout en s’assurant que cette décision ne brimera pas non plus l’enfant dans son développement. Son mandat se termine par la rédaction d’un rapport dans lequel il indiquera ses recommandations. Ce rapport sera remis aux parents qui devront eux-mêmes entreprendre la démarche auprès de la Commission scolaire.

La commission scolaire examinera les recommandations du spécialiste ; c’est à elle que revient la décision finale de suivre ou non les recommandations contenues dans le rapport. Si la dérogation est refusée, vous pouvez connaître les raisons du refus et demander une révision de dossier. Malgré tout, il faut se préparer et préparer l’enfant à essuyer un refus. Beaucoup d’enfants entrent dans le processus, mais très peu parviennent à le compléter avec succès. Cela ne remet pas en question les aptitudes de votre enfant, mais confirme qu’il n’y a pas de contre-indication à attendre une année de plus et que ce sera mieux pour lui de suivre le parcours normal pour ne pas nuire à son développement.

Les psychologues et psychoéducateurs de Serespro peuvent évaluer votre enfant pour une dérogation scolaire. Prenez rendez-vous via notre site Internet ou par téléphone :

Dans la grande région de Montréal : 514 251-0060
Sans frais ailleurs au Québec : 1 877 251-0060